Prévision

 

Ensoleillement

Dorénavant, la météo inclura des prévisions d’ensoleillement pour indiquer à tous le genre de journée à laquelle s’attendre le jour-même (pour la météo du matin) ou le lendemain (pour la météo de l’après-midi).

Il s’agit d’un ensoleillement relatif à la saison. Pour le calculer, nous mettrons en relation l’ensoleillement du jour avec l’ensoleillement d’une journée « clear sky », une journée au ciel clair, sans nuage… lumineuse. Une journée lumineuse d’hiver apparaîtra comme ensoleillée tout comme une journée éclatante d’été, même si elle sera plus faible en termes de valeur absolue.

Au niveau visuel, dans la météo, une carte apparaîtra qui reprendra les niveaux d’ensoleillement sur tout le territoire de la Belgique. En voici un exemple.

legende

Plus les couleurs sont chaudes, plus l’ensoleillement est élevé pour la saison. Une carte hivernale ou estivale peut donc afficher le même genre de couleur.

Au niveau du calcul, on part simplement sur les données prévisionnelles d’ensoleillement qu’on a pour les 20 points de notre météo habituelle (voir www.meteo-renouvelable.be pour une vision d’ensemble), on les met en relation avec une journée idéale pour la saison et on extrapole pour couvrir les espaces qui les séparent afin d’avoir une idée générale pour la Belgique.

La première donnée offerte par la nouvelle séquence colle donc de très près au cœur de la météo. Elle sera d’ailleurs intéressante pour tout le monde, y compris ceux qui n’en ont rien à faire de l’énergie solaire, mais qui aiment bien savoir comment s’habiller, par exemple.

Mais les fidèles de la météo du lundi soir le savent… l’ensoleillement, c’est de la lumière sur la peau, mais c’est aussi de l’énergie !

Electricité solaire

Sur la carte apparaissent également les pics d’ensoleillement et donc de production photovoltaïque pour vingt villes belges. C'est autour de ce pic qu’on invitera les gens à utiliser préférentiellement leur électricité.

Sur le site web, on donne une tranche-horaire autour du pic. Cette tranche-horaire a des longueurs variables, en fonction du niveau d’ensoleillement et de la quantité d’énergie disponible.

Ainsi, pendant une éclatante journée d’été, on donnera une fenêtre solaire relativement étroite, pour profiter du pic de production et tâcher de valoriser au mieux l’énergie qui arrivera en masse à ce moment-là, même s’il y a aussi beaucoup d’énergie autour. Pour des journées moins lumineuses ou bien hivernales, on aura des plages de temps plus longues, car la puissance qui arrivera ne permettra de toute façon pas de couvrir de gros appareils, donc on incitera à prendre ce qu’il y a à prendre, et du coup la tranche-horaire sera plus souple.

Pourquoi se brancher quand on le conseille ?

La première raison est simplement physique : la fée électricité, ce sont des électrons qui se déplacent. Moins ils vont loin, moins il y a de pertes, donc les personnes qui ont des panneaux photovoltaïques ont tout intérêt à couvrir un maximum de leur consommation par leur production au moment où elle arrive. On prend l’énergie quand elle est là, et on essaie de couvrir la plus grande partie possible de sa consommation grâce à sa production. C’est ce qu’on appelle en jargon « l’autoproduction ». Vous aurez peut-être entendu aussi « autoconsommation ». C’est similaire, mais il y a une nuance.

  • Autoconsommation: partie de la production qui est directement consommée par le prosumer.
  • Autoproduction: partie de la consommation qui est directement couverte par la production du prosumer.

 

Autoproduction et autoconsommation

Les prosumers n’autoproduisent pas nécessairement… s’ils remballent tout sur le réseau, c’est loupé. Le compteur qui tourne à l’envers leur a donné cette illusion, mais ce n’est pas le cas.

Quant à l’autoconsommation, elle a un double travers en termes d’effets pervers possibles. Si on veut la maximiser, il suffit

  • de consommer à fond quand le soleil est là, ce qui peut induire un effet rebond néfaste pour les économies d’énergie.
  • de mettre des mini-installations sur les toits, qui ne remettront rien sur le réseau mais qui ne produiront pas grand-chose.

Va vers le soleil vise à maximiser l’autoproduction : arriver à couvrir la plus grande partie possible de sa consommation en se branchant directement sur le soleil, avec deux réflexes vertueux :

  • je réduis mes consommations, comme ça je les couvrirai plus facilement.
  • je déplace mes consommations vers la courbe solaire.

Il est donc évident que c’est l’autoproduction que nous voulons encourager… mais il se fait que le terme le plus souvent employé dans les médias et les milieux non avertis (pour désigner l’une et/ou l’autre) est « autoconsommation ».
Du fait que les compteurs peuvent tourner à l’envers, la plupart des personnes équipées n’ont pas le réflexe de l’autoproduction. Notre séquence va leur permettre de (re)prendre contact avec la réalité naturelle, et de les inciter à coller à ce que le ciel leur offre, et de respecter la ressource solaire, finalement.
Au niveau de la gestion du réseau, ça a aussi un intérêt… En été, avec la puissance installée en Belgique, des pics de production photovoltaïque ont un impact sur la gestion du réseau. Si toutes les personnes équipées consomment préférentiellement au moment où elles produisent, elles « lissent » le pic de production, plus facile à gérer.

 

 

Français
APERe asbl
Rue Royale, 35 - 1000 Bruxelles

Antenne d'exploitation :
Rue Nanon, 98 - 5000 Namur


Email. info_ad_apere.org
T. +32 (0)2 218 78 99